Un chirurgien et un banquier suivent le même cours de langue.

Il n’y a pas de chute. Et c’est justement là tout le problème.

La plupart des gens imaginent qu’une formation linguistique spécifique à un secteur est simplement un cours de langue classique auquel on a ajouté une liste de termes spécialisés. Vous apprenez d’abord la langue, puis on vous donne un glossaire. Hypothèque, taux d’intérêt, taux de change. Scalpel, sortie d’hôpital, pronostic. Et voilà, à vous de jouer.

Si ce n’était que cela, autant laisser tomber la formation et acheter un dictionnaire.

tailor made language course

Ce ne sont pas les mots qui comptent, mais les situations

Une formation linguistique, c’est avant tout une forme d’entraînement. La seule question qui compte vraiment est donc : à quoi vous entraînez-vous ?

Prenons le secteur bancaire. Les moments difficiles ne sont pas les transactions elles-mêmes, mais plutôt la demande d’un client qui se transforme peu à peu en réclamation, ou l’explication d’un produit où une phrase mal formulée peut rapidement devenir un problème de conformité. C’est donc précisément ce qu’il faut travailler. Gérer une réclamation sans aggraver la situation. Rédiger une correspondance formelle. Choisir ses mots avec soin lors d’une négociation. Maîtriser le vocabulaire du commerce international et des marchés financiers – un vocabulaire que l’on n’acquiert pas par hasard.

Dans le monde juridique, c’est tout autre chose. Ici, tout repose sur la précision, car un seul mot dans une clause contractuelle peut en modifier complètement le sens. Arbitrage, litiges, conflits du travail, correspondance qu’un interlocuteur examinera à la loupe dans l’espoir d’y trouver une faille. Les exercices sont donc construits autour de cas réels, et non de jeux de rôle consistant à réserver une chambre d’hôtel.

Dans le domaine médical, les enjeux sont encore différents. La compétence consiste ici à expliquer quelque chose de complexe de manière simple à une personne inquiète, sans pour autant donner l’impression de réciter un texte. Il faut savoir poser la bonne question pour arriver plus rapidement au diagnostic. Et deux semaines plus tard, cette même personne se retrouve peut-être à un congrès, essayant de suivre un conférencier qui parle à toute vitesse.

Même langue. Trois métiers totalement différents.

Pourquoi une formation générale semble efficace, mais change finalement peu de choses

Cela ne signifie pas que les cours de langue générale sont mal enseignés. Ils sont simplement conçus pour tout le monde – ce qui signifie, en pratique, qu’ils ne sont conçus pour personne en particulier.

Vous apprenez à vous présenter, à faire la conversation, à parler de voyages, à commander un déjeuner. Sur le papier, vous faites de vrais progrès. Puis vous entrez dans cette réunion qui compte vraiment et vous réalisez que vous n’avez jamais pratiqué ce qu’on vous demande soudainement de faire.

C’est souvent ce qui se cache derrière la phrase : « Je comprends tout, mais je n’arrive pas à parler. » On attribue rapidement cela à un manque de confiance en soi. Mais la plupart du temps, la personne s’est simplement entraînée aux mauvaises conversations.

C’est pourquoi nous commençons par un screening

Impossible de construire une formation de ce type sans connaître deux choses : le niveau de départ de la personne et ce qu’elle doit réellement être capable de faire dans la langue.

Un screening gratuit permet de déterminer les deux. Et le deuxième aspect est plus important qu’on ne le pense. Une personne travaillant dans les affaires réglementaires d’une entreprise pharmaceutique et une autre travaillant dans la vente évoluent dans le même secteur, mais leurs besoins linguistiques n’ont pratiquement rien en commun.

Vous ne savez pas exactement de quel niveau votre équipe a besoin ? Nous avons également consacré un article à cette question: https://www.semanticsbelgium.com/fr/blog/de-quel-niveau-de-langue-votre-equipe-t-elle-reellement-besoin

Et parfois, une formation générale est réellement le bon choix

Vraiment. C’est même souvent le cas.

Si vous partez de zéro, une formation sectorielle n’est pas adaptée. Il faut d’abord acquérir les bases – et quiconque vous affirme le contraire essaie surtout de vous vendre quelque chose.

Si le groupe est très hétérogène, avec par exemple des collaborateurs de cinq départements différents réunis dans la même formation, un cours général constitue un choix plus cohérent.

Et si votre objectif est avant tout de gagner en confiance dans les situations du quotidien, plutôt que d’être plus performant dans quelques situations professionnelles à fort enjeu, vous n’avez pas besoin d’une formation spécialisée.

Une formation sectorielle prend tout son sens lorsqu’une personne est déjà capable de fonctionner dans la langue, mais se heurte encore et encore aux mêmes difficultés dans les mêmes situations professionnelles.

En résumé

Votre formation linguistique doit ressembler à votre métier.

Si elle ressemble à un manuel scolaire, félicitations : vous deviendrez probablement très bon… en manuels scolaires.

https://www.semanticsbelgium.com/fr/formation-linguistique-neerlandais